L’horizon des évènements

 

 

 

 

Du 5 au 21 avril 2019
Horaires détaillés ci-dessous



L’ horizon des évènements
Un triptyque autour de pièces de Harold Pinter
Sagittarius A* Théâtre

 

Trois pièces et toujours un couple mis à l’épreuve d’un tiers, ravageur.
Trois pièces où chaque fois plane devant nous une menace impalpable.
Trois pièces où les jeux de mémoire, de pouvoir, les fantasmes de peur, de désir, et le langage tissent entre les personnages une toile inextricable, où ils implosent.

 

L’horizon des événements : En relativité restreinte et en relativité générale il s’agit de la surface d’un trou noir, point de non-retour au-delà duquel rien ne peut sortir. Par extension il s’agit de la séparation pour un observateur entre la région de l’espace temps d’où aucun signal ne peut lui parvenir et celle où il se trouve.

 

A partir de : 12 ans

 

DUREE : 1H par épisode – AVEC Pierre Germain Jessica Jargot, Laurent Ziserman
MISE EN SCÈNE  Benoit Martin
SCENOGRAPHIE  Claire-Sophie Bintein

LUMIERES Manuela Mangalo

 

CALENDRIER DETAILLE DES PIECES :

Les 5 et 8 avril 19H30 Une petite douleur
Samedi 6 et Dimanche 7 avril 16H30 Une petite douleur
Du 10 au 12 avril 19H30 Trahisons
Samedi 13 avril 16H30 Trahisons
Du 15 au 19 avril 19H30 Un pour la route + Nuit
Samedi 20 avril 16H30 Intégrale + Rencontre avec l’équipe
Dimanche 21 avril 16H30 Intégrale

 

Représentations scolaires sur demande

 

Une petite douleur
SGRA*

 

Par une belle matinée d’été Flora et Edouard prennent leur petit déjeuner dans leur jardin. Après avoir tué une guêpe, ils aperçoivent, au fond de l’allée, un marchand d’allumettes. Cette vision ne va avoir de cesse d’obséder Edouard jusqu’à l’angoisse. Flora invitera le mutique et mystérieux personnage à entrer chez eux, et d’interrogatoires en confidences, ils finiront par se perdre, franchissant imperceptiblement l’horizon des événements.

 

Une petite douleur, créée en 1959, est sans doute la plus énigmatique de ces trois pièces. Elle illustre au mieux ces premiers mots du discours du prix Nobel reçu par Pinter en 2005 :« Vous avez parfois le sentiment d’avoir trouvé dans votre main la vérité d’un moment, puis elle vous glisse entre les doigts et la voilà perdue. ». Elle commence en nous amusant, puis son mystère nous tient en suspens, et se finit dans un trouble.

 

 


Trahisons
Proxima B

 

Jerry a eu une liaison avec Emma, la femme de son meilleur ami Robert.

Les anciens amants se remémorent leur amour passé, jusqu’à ce qu’Emma révèle à Jerry qu’elle a tout dévoilé à son mari. Puis l’histoire va se mettre à remonter le temps, de révélations en suspicions, jusqu’au bigbang initial de leur amour interdit.

Avec Trahisons, créée en 1978, Harold Pinter s’empare de la situation la plus éculée du Vaudeville qu’il décide de retourner en parodie machiavélique. Enquête temporelle intrigante où Pinter fait ce qu’il sait faire de mieux : des dialogues aussi secs qu’un échange de balle au cours d’une partie de ping-pong, où tout n’est que non-dit.

 

 


Un pour la route + Nuit
CAR

 

Nicolas semble appartenir à une organisation dirigeante dont on ne sait pas grand-chose, si ce n’est son emprise totalitaire. Il va interroger un couple de prisonniers politiques : Victor, sa femme Gila et leur fils Nicky.

Cette fois ci, avec Un pour la route, créée en 1984, le « théâtre de la menace » de Pinter s’illustre dans sa manière la plus concrète et la plus violente. La pièce est courte, politique, sans concession, écrite d’un trait, sous alcool, un soir de rage.

La pièce est suivie du sketch : Nuit, où un couple d’octogénaires tente de se rappeler l’instant de leur première rencontre